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mardi 9 août 2016

Le 1er tour du monde à l'énergie solaire

Cette année le monde a pu assister à un événement exceptionnel, une avancée technologique donnant de l'espoir pour l'avenir de la planète: Le premier tour du monde d'un avion s'alimentant uniquement à l'énergie solaire s'est achevé avec succès avec un atterrissage à Abu Dhabi le 27 juillet 2016. 


Un projet ambitieux


Ce vol effectué sans une goutte de carburant représente une première mondiale. Mais cette avancée technologique porte avant tout un message fort: désormais, on sait que les énergies propres pourront remplacer les carburants classiques. La population mondiale grandissante, les ressources naturelles se sont épuisées et ne sont aujourd'hui plus suffisantes pour couvrir nos besoins en énergie. Ce que cette expérience démontre aussi, est que l'on pourrait également appliquer la même technologie au sol, et ainsi remplacer le carburant de nos voitures.

Les fondateurs et pilotes de ce projet, appelé "Solar Impulse", sont deux entrepreneurs, Bertrand Piccard et André Borschberg. Le premier est psychiatre et aéronaute, le second ingénieur. Tous deux ont cherché des solutions innovantes, ont osé entreprendre un voyage que personne n'aurait imaginé possible il y a une dizaine d'années. 

Un avion design, léger comme l'air




Une attention particulière a été prêtée à l'esthétique de l'avion: une ligne élégante, sobre, un style résolument moderne.  Outre ses performances, c'est la beauté de l'engin qui frappe. On a par ailleurs l'impression qu'il est particulièrement léger. C'est le cas: c'est l'avion le plus léger jamais construit (par rapport à sa taille). 

Sa longue aile qui le caractérise est constituée de résine protectrice, de LEDs pour l'éclairage et de cellules photovoltaïques. Sa conception aura nécessité 12 années de recherches préliminaires. Une équipe de chercheurs et spécialistes auront suivi cette aventure de la conception de l'appareil à son atterrissage à Abu Dhabi.


Projets futurs 

Après cette traversée remarquable, André Borschberg et Bertrand Piccard n'ont pas fini de nous surprendre. Décidant de surfer sur le succès de SI2, ils ont établit le ICCT, comité international pour les énergies propres, ayant pour but de rassembler les experts en la matière pour proposer aux gouvernements des solutions écologiques. Le défi n'est pas des moindres, Bertrand Piccard en a bien conscience: remplacer nos vieilles machines polluantes par des nouvelles technologies propres demande un certain "courage politique" et un "esprit entrepreneur". 
Les deux entrepreneurs travaillent dans le même temps sur un projet de drones solaires, qui utiliseraient le soleil comme source d'énergies continue. Certaines multinationales s'intéressent déjà au projet, comme Facebook.
Autre retombée positive du succès de Solar Impulse 2, le monde de l'aviation s'intéresse de plus en plus à l'énergie électrique. La NASA et Airbus travaillent actuellement sur la propulsion électrique. Il est un peu tôt pour penser à des vols avec passagers à l'énergie solaire, mais on parle déjà de concevoir des avions électriques pouvant transportant une cinquantaine de passagers. Le progrès est en marche...  


À savoir:

  • L'énergie solaire est une énergie "propre", car elle ne rejette pas de CO2. C'est une solution écologique qui pourrait à terme remplacer les carburants classiques.
  • Le voyage aura duré 5 jours et 5 nuits.
  • Le SI2 a effectué 17 étapes, avec une première étape américaine à Phoenix en mai 2016, et un dernier vol du 24 au 27 juillet 2016 du Caire à Abou Dhabi.
  • 40.000 km ont été parcourus sans carburant: Une première mondiale. 
  • 17.248 cellules photovoltaïques ont été placées sur l'aile pour capter les rayons du soleil.
  • L'avion Solar Impulse est le résultat de 12 années de recherche.

jeudi 10 octobre 2013

Les Matatus, minibus kenyans High Tech

Les matatus sont les minibus kenyans qui traversent tous les jours Nairobi pour conduire un tiers des résidents de la ville à leur travail. Ces voyages sont assez long, par exemple pour les personnes travaillant à Rongai, le trajet peut durer entre 45 minutes et 2 heures selon le trafique.

Matatu offrant le wi-fi à bord

Pour faire passer le temps aux voyageurs, de nombreux matatus -plus de 1000 à  Nairobi- sont maintenant équipés de Wi-fi, et les kenyans peuvent ainsi passer leur trajet à consulter leurs mails, visionner des vidéos sur Youtube ou encore chater sur Facebook.
Des écrans avec textes défilants -mis en place par FlashCast- sont également installés dans ces minibus, affichant les dernières nouvelles, des publicités ou encore des jeux, invitant les passagers à élire "le voyageur le mieux habillé", ce qui leur donne aussi l'occasion d'engager la conversation avec leurs voisins. Ces minibus ont la quote et certains laissent passer les bus classiques, préférant monter à bord d'un matatu équipé de wi-fi.

Matatu équipé d'un écran FlashCast 

Ces nouvelles distractions ne changent cependant rien au fait que la capitale est toujours classée 4ème dans le classement des villes offrant les trajets les plus pénibles du monde, selon  l' "IBM Commuter Pain Index".
Des trajets inconfortables mais aussi dangereux: il y a eu environ 8.500 morts sur les routes de Nairobi l'an passé, selon le rapport de sécurité routière dans le monde réalisé par l'Organisation mondiale de la Santé.

IBM's Commuter Pain Index, classant Narobi 4ème pour ses trajets inconfortables

Des trajets pleins de distractions high-tech donc, mais qui restent dangereux.


Vidéo sur les matatus réalisée pour BBC news :
http://www.bbc.com/travel/feature/20130703-riding-the-matatu-in-nairobi..

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Article vu sur:
KALAN J., The technology modernising Kenya's matatus, BBC News, http://www.bbc.co.uk/news/business-24426676, 7 oct. 2013.