Translate

Affichage des articles dont le libellé est sécurité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sécurité. Afficher tous les articles

vendredi 22 février 2019

Comoros' secure identity and travel documents with Semlex company





I  previously talked (in French, so I apologize to my french-speaking readers but today as the movie is in english, the content will be too) about identification and companies which produce identity documents for african countries, such as Gemalto and Semlex Europe. 

Today I wanted to share with you a short movie, which is a bit old but still interesting today as it shows and explains the premises of biometrics applied to identity documents. It is the project in Comoros led by Semlex compan (production of passport, identification cards and other fiduciary documents). The country just reniewed and expended its contract with Semlex Group.

More information on: Africa Right Now  http://africarightnow.blogspot.com/2018/ - www.semlex.com - https://www.biometricupdate.com/companies/semlex-europe-s-a




mercredi 8 novembre 2017

Un salon de la biométrie à Cannes

Le prochain salon européen axé sur la biométrie, "Biometrics for Authentication", se tiendra du 28 au 30 novembre 2017 au Palais des Festivals de Cannes.

Dans ce lieu prestigieux, les sujets abordés seront, vous l'aurez compris, l'identification de individus sécurisée pat la biométrie, à l'heure où les mots de passe font office de dinosaures.

En effet, nombreux sont ceux qui mettent en doute la sécurité du bon vieux couple "nom d'utilisateur / mot de passe", qui montre ses limites: facile à deviner quand trop simple, facilement oublié quand trop compliqué.

Dans ce contexte, l'identifiant biométrique représente une alternative simple et rapide. Pour ces raisons les gouvernements l'utilisent déjà largement, en particuliers pour la sécurité des sites sensibles et les données de son personnel administratif, sans compter les documents nationaux d'identité qui deviennent peu à peu biométriques partout en Europe et dans le monde.

Le salon "Biometrics for Authentication sera orchestré par  Daniel Bachenheimer, Senior Manager chez Accenture, groupe spécialisé dans la gestion des contrôles aux frontières et le consulting d'entreprises.

Source: http://www.assurbanque20.fr/biometrics-for-authentication-se-tiendra-28-novembre-de-14h-18h/ 

lundi 22 août 2016

L’évolution de Semlex, le spécialiste de la biométrie

Le siège social de Semlex Europe, à Bruxelles.


Semlex Europe est une société belge, reconnue à travers le monde pour son système d’identification et d’authentification par la biométrie. Elle est la première à proposer ce type de service en Afrique.
Comment cette petite société belge, indépendante, s'est-elle transformée en une entreprise d'envergure
internationale? C'est ce que nous allons découvrir ici.

Tout d’abord, la société Semlex Europe fut fondée par son directeur général actuel, Albert
Karaziwan, animé par la certitude que le monde actuel peut être d'avantage sécurisé. Pour
ce faire, il est important que les documents d’identité et de voyage puissent bénéficier d’une
plus grande fiabilité. En 1992, nombre de ces documents étaient facilement falsifiables. 

Comme solution, l'entrepreneur crée Semlex Europe, qui propose d'identifier les personnes à l’aide de la biométrie, permettant de sécuriser les documents et de créer une base de données regroupant les informations biométriques. De cette manière, l’identité du voyageur ou la véracité d’un document peuvent être facilement vérifiées grâce au système conçu par l’entreprise qui établit une comparaison entre les différentes empreintes digitales.

L'objectif fondamental de Semlex est de renforcer le niveau de sécurité des citoyens au niveau national. Ce système permettrait donc de surpasser les méthodes habituelles de sécurité. La création de l’entreprise débute en 1992 par la mise en place de la biométrie. Semlex Europe se lance alors sur le marché africain pour répondre à un taux considérable de fraudes à l’identité.

Semlex introduit la biométrie en Afrique avec la première carte professionnelle biométrique pour le Tchad, réalisée en 2001, suivie par la première carte d’identité biométrique. 
Lors du projet au Tchad, Semlex a fait preuve de professionnalisme et de fiabilité, ce qui a permis à la société de signer d’autres contrats avec des pays africains.
L’entreprise belge a ainsi entamé ses premiers projets en Guinée-Bisseau, au Gabon et à Madagascar. En 2014, la société a acquis une entreprise lituanienne, une imprimerie spécialisée dans l’impression fiduciaire.

e-Passeports biométriques produits par Semlex


Aujourd’hui, Semlex mène deux projets importants au Mozambique et en République Démocratique du Congo. Au Mozambique, la société poursuit le projet (commencé en 2009) et suit le processus depuis la fabrication et la personnalisation des documents jusqu’à ce qu’ils soient attribués à la population. Pour ce faire, l’entreprise travaille en collaboration étroite avec les gouvernements.

De nombreux projets de Semlex Europe sont menés en Afrique, mais l’entreprise a également conclu des contrats avec certains pays européens: Irlande, Géorgie, Luxembourg, Lituanie, etc. 

Pour conclure, nous avons pu observer que la société mène de multiples projets sur les continents africain et européen.



jeudi 3 mars 2016

8 QUESTIONS sur le passeport de la République Démocratique du Congo

Semlex passeport Congo
Source: Passeports RDC - Semlex Group


Entretien avec Albert Karaziwan, directeur général de la société Semlex.

Le passeport biométrique a fait son apparition en République Démocratique du Congo en janvier 2016. Les agents de l’État congolais travaillent avec la société Semlex, spécialisée dans la production de documents d’identités biométriques. Le directeur de la société, Albert Karaziwan, est un entrepreneur belge passionné par les nouvelles technologies. Il nous explique en 8 points ce qu’il faut savoir sur le nouveau passeport congolais.

1.      Pourquoi utiliser la biométrie dans un passeport ?
Pour le sécuriser d’avantage. Parce que l’utilisation de la biométrie, dans ce cas la reconnaissance des empreintes digitales, prévient considérablement toute tentative d’usurpation d’identité. Comme chacun sait, nos empreintes digitales sont uniques, nous dit Albert Karaziwan.
Imaginez qu’un individu dérobe votre passeport. S’il vous ressemble à peu près physiquement et à l’air d’avoir le même âge, il pourrait utiliser ce passeport et voyager sans problème avec votre document d’identité. Seulement si la biométrie entre en jeu, ce n’est plus possible. Lorsque la puce du passeport sera lue lors d’un contrôle (à la frontière, à l’aéroport,…), on pourra directement voir que les empreintes enregistrées dans le document ne correspondent pas à celles du prétendu propriétaire. Cela empêche par ailleurs les « doubles identités » : une personne ne peut se présenter plusieurs fois sous différents noms, car ses empreintes seront reconnues lors de l’identification. C’est pour ces raisons que Semlex propose d’intégrer la biométrie aux sécurités du passeport : avec les empreintes digitales, on est sûr de l’identité du détenteur du document.

2.    Combien de temps le passeport congolais est-il valable ?
Le nouveau passeport de la République Démocratique du Congo sera valable 5 ans.
3.     Dans quels pays permet-il de voyager ?
Le passeport est reconnu internationalement, il permet donc de voyager partout dans le monde.
4.    Le passeport est-il déjà disponible ?
Tout à fait, il est disponible depuis décembre 2015.
 
Shutterstock article Semlex

5.     Où peut-on demander un passeport ?
Il est possible de faire la demande d’un passeport à Kinshasa, ainsi qu’auprès de l’un des 26 centres provinciaux créés à cet effet en République Démocratique du Congo. En dehors du territoire, les différentes Ambassades de la RDC sont actuellement en train d’être équipées de stations d’enregistrement biométrique pour les congolais se trouvant à l’étranger qui désirent se procurer un passeport, et les fonctionnaires des Ambassades sont formés aux procédés d'enrôlement par les ingénieurs de Semlex (à ce propos, voir l'article "Affaires étrangères: la RDC accélère la mise en circulation du nouveau passeport biométrique à puce électronique")

6.    Quelles sont les caractéristiques de ce nouveau passeport ?
Le passeport congolais est à présent biométrique et électronique. Concrètement, il est doté d’une puce électronique reprenant les informations imprimées sur le document, auxquelles sont ajoutées les empreintes digitales (caractéristique biométrique) du voyageur.
7.     Comment Semlex s’est-il démarqué pour la production du passeport de la RDC ?
Le groupe Semlex est un acteur important en Afrique depuis qu’il a développé le premier passeport biométrique sur le continent, nous explique Albert Karaziwan. La société aussi a développé un système unique d’identification et d’authentification des documents de voyages. De plus, sa longue expérience en Afrique lui a permis de fonder une réputation solide sur le continent. En choisissant Semlex, l’État sait qu’il travaille avec un expert pour la production de ses documents d’identités nationaux, disponible tout au long du projet et à l’écoute de ses besoins.
8.     Le passeport est-il conforme aux normes internationales ?
Le passeport congolais est effectivement conforme aux normes internationales (INTERGRAF et ICAO), et est donc reconnu internationalement.

Entretien E. Figaro, le 3 mars 2016.

Semlex article Congo source Wikipédia



Sources Photos et infos:  http://www.semlex.com/semlex-group/ ,  Photos Wikipédia  et  Shutterstock.  Plus d'infos sur le passeport congolais:  "Nouveau passeport pour le République Démocratique du Congo", Communiqué Semlex 2016.

jeudi 10 octobre 2013

Les Matatus, minibus kenyans High Tech

Les matatus sont les minibus kenyans qui traversent tous les jours Nairobi pour conduire un tiers des résidents de la ville à leur travail. Ces voyages sont assez long, par exemple pour les personnes travaillant à Rongai, le trajet peut durer entre 45 minutes et 2 heures selon le trafique.

Matatu offrant le wi-fi à bord

Pour faire passer le temps aux voyageurs, de nombreux matatus -plus de 1000 à  Nairobi- sont maintenant équipés de Wi-fi, et les kenyans peuvent ainsi passer leur trajet à consulter leurs mails, visionner des vidéos sur Youtube ou encore chater sur Facebook.
Des écrans avec textes défilants -mis en place par FlashCast- sont également installés dans ces minibus, affichant les dernières nouvelles, des publicités ou encore des jeux, invitant les passagers à élire "le voyageur le mieux habillé", ce qui leur donne aussi l'occasion d'engager la conversation avec leurs voisins. Ces minibus ont la quote et certains laissent passer les bus classiques, préférant monter à bord d'un matatu équipé de wi-fi.

Matatu équipé d'un écran FlashCast 

Ces nouvelles distractions ne changent cependant rien au fait que la capitale est toujours classée 4ème dans le classement des villes offrant les trajets les plus pénibles du monde, selon  l' "IBM Commuter Pain Index".
Des trajets inconfortables mais aussi dangereux: il y a eu environ 8.500 morts sur les routes de Nairobi l'an passé, selon le rapport de sécurité routière dans le monde réalisé par l'Organisation mondiale de la Santé.

IBM's Commuter Pain Index, classant Narobi 4ème pour ses trajets inconfortables

Des trajets pleins de distractions high-tech donc, mais qui restent dangereux.


Vidéo sur les matatus réalisée pour BBC news :
http://www.bbc.com/travel/feature/20130703-riding-the-matatu-in-nairobi..

Donnez votre avis!

Article vu sur:
KALAN J., The technology modernising Kenya's matatus, BBC News, http://www.bbc.co.uk/news/business-24426676, 7 oct. 2013.

mardi 17 septembre 2013

La Colombie accueillera la 82ème Assemblée Générale d'Interpol

La Colombie accueillera du 21 au 24 octobre prochain l'Assemblée Générale d'Interpol pour sa 82ème édition, qui se déroulera à Carthagène des Indes.
De nombreux pays africains seront représentés à cette occasion, comme le Cap Vert, l'Algérie ou encore Madagascar.
Selon Juan Carlos Pinzon, Ministre de la Défense, c'est un honneur pour la Colombie d'avoir été choisi par Interpol pour recevoir cette 82ème assemblée. Il met en avant l'importance de renforcer les outils pour combattre les crimes organisés à l'échelle internationale. 
Le Ministre ajoute que la Colombie, qui a longtemps eu une image négative en matière de sécurité internationale, travaille aujourd'hui à renforcer sa sécurité internationale et collabore avec d'autres pays pour la lutte contre le crime organisé. 

La Biométrie s'installe en Afrique - suivi d'une interview, la biométrie chez Semlex

La biométrie est installée depuis plusieurs années en Europe, en Asie et aux États-Unis. L'Afrique n'a rien à envier à ses voisins puisqu'elle compte de nombreux pays équipés de documents d'identité biométriques.
Depuis maintenant plusieurs années, une société est largement installée en Afrique : Semlex. J'ai donc voulu en savoir un peu plus sur cette société.
Tout d'abord je vous conseille ce film -je vous ai mis ici la version courte, mais il existe aussi une version longue sur youtube- qui explique bien le travail de la société Semlex et les différentes applications de la biométrie:


Semlex est une entreprise située à Bruxelles, fondée par Albert Karaziwan, un entrepreneur belge actif à la fois dans l'immobilier et les nouvelles technologies. La société Semlex est spécialisée dans les systèmes d'identification biométriques et a déjà produit des passeports pour de nombreux pays africains comme le Mozambique, le Gabon, les Comores, la Guinée-Bissau ou encore Madagascar, où le passeport électronique et biométrique vient tout juste d'être mis en vigueur, mais est aussi active en Europe puisqu'elle a acquit une société d'impression fiduciaire en Lituanie.

biométrie albert karaziwan
Source photo Rfi


Ses pays disposent aussi de permis de conduire biométriques, de cartes d'étudiants, des cartes biométriques d'ancien combattants et de fonctionnaires, proposés par le groupe Semlex. Finalement, la société Semlex a surtout fait ses preuves dans le domaine de la sécurité, en utilisant des systèmes de sécurité tels que le système d'AFIS Criminel (système d'identification d'empreintes digitales). Son pdg, Mr Albert Karaziwan, met un point d'honneur à la participation annuelle de la société Semlex à l'Assemblée Générale d'Interpol, impliquée dans la lutte contre le crime organisé. Les chefs de police des pays membres se réunissent ainsi chaque année afin de trouver des solutions contre les nouvelles formes de criminalité, comme par exemple les cyberfraudes.

Participants à l'Assemblée Générale d'Interpol, Carthagène des Indes, 2014


Si vous voulez en savoir plus sur le fonctionnement de la biométrie, de la prise d'empreintes digitales à la réalisation de documents d'identités, vous pouvez visionner la vidéo expliquant le travail de la société Semlex aux Comores.

Personnellement, j'ai trouvé que le plus intéressant avec la biométrie est le fait qu'elle rende impossible toute falsification des documents... puisque nos empreintes digitales sont uniques. Néanmoins des faussaires ont trouvé des moyens de falsifier les systèmes biométriques actuels -par exemple en fabriquant des copies en silicone des empreintes, avec la complicité du propriétaire desdites empreintes. Il est donc conseillé de coupler la biométrie avec d'autres systèmes d'authentification sécurisés, comme l'utilisation de la carte à puce, ce que de nombreuses sociétés comme Semlex ont choisi de faire.

On sait que plusieurs pays africains utilisent déjà la biométrie, qu'en est-il du reste du monde?
Le Royaume de Belgique, par exemple, répond désormais aux nouvelles exigences de l'Union Européenne et a  ainsi introduit le passeport biométrique en 2014. De nombreux pays d'Europe, d'Asie et d'Amérique sont également sécurisés par la biométrie (vous pouvez d'ailleurs vérifier si votre passeport est biométrique ainsi que son "score de mobilité" sur le site "Passport Index").

Plus largement, des visas biométriques pour circuler dans l'espace Schengen sont déjà produits dans cinq régions du monde -Afrique du Nord, Proche-Orient, Etats du Golfe, centre-ouest Afrique et sud-est de l'Afrique- et sont prévus prochainement pour l'Amérique du Sud (5 septembre 2013) et en Asie du sud-est. 

Si comme moi vous vous intéressez à la biométrie, voici un site très complet d'actualités sur la biométrie dans le monde (sociétés concernées, nouvelles, événements et offres d'emplois): Biometric Update.com.

Sources: Semlex Grouphttp://www.semlex.com/ ; "Les Affaires étrangères et la Biométrie", Royaume de Belgique: Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au Développementhttp://diplomatie.belgium.be/fr/Services/services_a_letranger/biometrie/; Youtube; Slideshare; Dailymotion reportage au Tchad; Fiche Interpol. ; Moov, "Le passeport biométrique éxigé à Ivato".


Semlex dans le monde - Playlist disponible sur Dailymotion


------------------------------------------------------------------------------------------------------------

30 Janvier 2014- Interview: La biométrie, au cœur du Groupe Semlex.

J'ai eu la chance d'interviewer l'un des membres du groupe Semlex, Mr Hajjar, ingénieur commercial chez Semlex depuis 2003. Celui-ci m'a expliqué la place de la société Semlex sur le marché de la biométrie, le fonctionnement de la biométrie et son utilité pour la sécurité de nos documents d'identité, ainsi que les projets actuels du groupe Semlex en Afrique et dans le monde.


karaziwan albert semlex
Une valise d'enregistrement d'identité Semlex
avec un lecteur d'empreintes digitales (en vert)- Avec les données recueillies, la société peut, en collaboration avec l'Etat, produire tout document d'identité biométrique et/ou électronique nécessaire.  



E.Figaro : Comment la société Semlex se différencie-t-elle de ses concurrents sur le marché des systèmes d'identification biométrique?

R.Hajjar : De plusieurs manières. Tout d’abord il est important pour nous de suivre les projets sur place de A à Z. Nous proposons des solutions générales qui vont de la conception et de l’analyse du projet jusqu’à la livraison du système complet. La maintenance du système et la production continue des documents d'identité sont rendues possibles grâce à l’ouverture de bureaux et à la présence de nos techniciens sur place. Cette implication nous permet de répondre au mieux aux attentes du client. 

E.F : Qu’est-ce que le "Biometric Network System" (BNS) mis en place par Semlex ? Comment renforce-t-il la sécurité des documents officiels ?

R.H. : Le BNS, c’est la suite logicielle qu’on utilise aujourd’hui, c’est-à-dire Biometric Network System, un système en réseau de biométrie. C’est un terme qu’on a choisi pour décrire une architecture centralisée avec un serveur national à l’intérieur duquel chaque individu possède un numéro d’identification unique qui va le suivre toute sa vie. À partir de ce numéro, différents documents pourront être produits : donc la personne pourra faire faire sa carte d’identité, son passeport, bref tout les documents dont elle a besoin, tout simplement par la reconnaissance de ses empreintes digitales et de ses informations personnelles. Aujourd’hui, on est en train de passer à la nouvelle génération de logiciels, le « Web AFIS » (Automated Fingerprints Identification System), qui utilise les empreintes digitales.


"(...) chaque individu possède un numéro d’identification unique qui va le suivre toute sa vie. À partir de ce numéro, différents documents pourront être produits."

E.F. : En quoi le système AFIS se différencie-t-il du système précédent, le BNS ?

R.H. : Il est plus complet. Il nous permettra de nous adapter d’avantage à chaque service, à un projet en particulier. Il est modulable. En fait le BNS est trop fermé, c’est quand même une solution lourde et c’est difficile de l’adapter par rapport aux besoins de chaque pays. On le fait mais ça prend du temps et c’est compliqué, c’est beaucoup de travail pour la technique. Donc ce qu’on est en train de faire c’est vraiment recréer tout un logiciel avec des nouvelles technologies, de nouvelles techniques d’écriture beaucoup plus facile à manier. Le but est de rendre le système plus simple et surtout plus efficace.

E.F. : Outre les pays où vous êtes déjà présents, où se situent vos derniers projets en date ?

R.H. : Au Mozambique. C’est plus qu’un simple projet, c’est un programme qu’on a mis en place en partenariat avec le gouvernement du Mozambique. C’est un contrat général qu’on a eu avec l’État pour la fourniture d’un système global d’identification. Ce système global inclut la création d’un numéro unique : chaque personne qui va être introduite dans notre système va avoir une création de dossier avec un numéro dans lequel sera accrémenté le numéro de sa province, de son district, et puis après son numéro unique d'identification. De ce numéro-là, la carte d’identité biométrique est éditée et ensuite le passeport peut être produit par simple présentation de sa carte d’identité. À côté de ça, on s’est occupé aussi du service de la migration au Mozambique, qui est un deuxième projet attaché puisque on a mis une relation entre la base des étrangers et la base des cartes d’identité pour vérifier qu’il n’y ai pas de tentatives d’étrangers qui essaient d’avoir la carte d’identité illégalement. Nous faisons ainsi, en plus de la carte d’identité et du passeport, la carte de séjour pour étrangers, biométrique elle aussi, et nous avons créé un système de délivrance de visas qui est délivré à l’aéroport. On a aussi mis en place un système de contrôle aux frontières pour les entrées et sorties. Cela consiste en un système qui permet de lire les documents mozambicains et étrangers, enregistrer le passage des personnes par la prise des empreintes et de la photo.

"Dans tous nos projets, il est important pour nous de transmettre un savoir-faire, de former le personnel."

E.F : Avez-vous déjà utilisé le contrôle aux frontières dans d’autres pays ?

R.H. : Oui, on l’utilise aux Comores, où on vient de le mettre en place. Le premier système de contrôle aux frontières que l’on avait mis en place, c’était au Gabon. Celui qu’on a là aujourd’hui (au Mozambique) a des fonctionnalités importantes qui s'occupe de l’enregistrement de toutes les personnes, la remontée de dossiers des passages qui ont déjà été faits, par exemple si tu rentres une fois, on t’enregistre une fois et si tu reviens, même si tu utilises un autre passeport, on va te reconnaître par rapport à des comparaisons sur ton nom, sur ton empreinte digitale, sur plusieurs informations qui vont nous permettre de retrouver ton dossier. Parce que sinon c’est trop facile, tu passes une fois avec un passeport, puis avec un autre et donc on ne voit pas ton historique ni ce que tu as fait dans le pays. On a aussi mis en place une liste noire, on appelle ça « Watch list » en anglais, avec les personnes recherchées, qui peut être soit par l’empreinte digitale, soit par la photo, soit par le numéro de passeport des passeports volés, toutes ces choses-là. (Ndlr: La « Black list » est une liste de personnes interdites / « Watch list » est une liste de personnes recherchées).


karaziwan albert semlex
Un exemple de contrôle automatisé aux frontières (Source: aéroportsdeparis)


E.F : Quels sont les financements proposés par Semlex ?

R.H : Nous avons un « business model » qui est un peu différent des autres sociétés, c’est-à-dire qu’on ne cherche pas uniquement à vendre une solution. Notre idée est qu'étant donné que nous vendons des systèmes qui sont compliqués à gérer, pour que ça marche il faut accompagner le projet de A à Z, du début à la fin. On propose au gouvernement des projets sur 10 ans, 5 ans, avec non seulement l’assurance pour eux d’avoir du matériel qui fonctionne sur tout la durée du projet mais surtout, en général on propose de financer les projets, les investissements. Donc l’État ne met pas un rond dans l’investissement qui est fait et nous on récupère mensuellement par rapport à la production. Nous faisons tout, c’est pour ça que c’est plus cher qu’une vente, il y a un risque beaucoup plus important pour nous parce que ce sont des pays à risque, qui ne sont pas forcément toujours stables. Même si en général nous faisons attention, il y a toujours un risque lorsqu'on avance de l’argent. C’est comme si tu prêtais de l’argent à l’État, c’est comme si on faisait un prêt. … C’est pour cela qu'aujourd’hui on ne se compare pas à ceux qui se mettent en avant en disant « nous on le fait moins cher ». Ce qui compte pour nous ce n'est pas seulement le prix, c'est le résultat.

E.F : Installez-vous du personnel dans les pays où vous travaillez?

R.H : Il y a deux types de personnel. Il y a d’abord les opérateurs de l’État, donc les gens qui sont déjà dans les services en question de l’État. Ces gens-là sont payés par l’État, et nous les formons à utiliser notre matériel.  Il y a ensuite du personnel de Semlex travaillant sur place dans les différents pays. Par exemple au Mozambique, il y a 25 employés de Semlex, dont 4 expatriés de Belgique et de France. Au Mozambique qui est un grand pays -3000 km de long-, on a beaucoup de missions et nous devons assurer la maintenance des services (« parc » de 500 machines à travers les 11 provinces mozambicaines).

E.F : Créez-vous également de l’emploi sur place ?

R.H. : Oui, surtout au Mozambique, qui est actuellement notre projet le plus important. Dans tous nos projets, il est important pour nous de transmettre un savoir-faire, de former le personnel. 

Journaliste: E. Figaro
Interviewé: Ing. commercial Ralph Hajjar, Semlex Group.