Le prochain salon européen axé sur la biométrie, "Biometrics for Authentication", se tiendra du 28 au 30 novembre 2017 au Palais des Festivals de Cannes.
Dans ce lieu prestigieux, les sujets abordés seront, vous l'aurez compris, l'identification de individus sécurisée pat la biométrie, à l'heure où les mots de passe font office de dinosaures.
En effet, nombreux sont ceux qui mettent en doute la sécurité du bon vieux couple "nom d'utilisateur / mot de passe", qui montre ses limites: facile à deviner quand trop simple, facilement oublié quand trop compliqué.
Dans ce contexte, l'identifiant biométrique représente une alternative simple et rapide. Pour ces raisons les gouvernements l'utilisent déjà largement, en particuliers pour la sécurité des sites sensibles et les données de son personnel administratif, sans compter les documents nationaux d'identité qui deviennent peu à peu biométriques partout en Europe et dans le monde.
Le salon "Biometrics for Authentication sera orchestré par Daniel Bachenheimer, Senior Manager chez Accenture, groupe spécialisé dans la gestion des contrôles aux frontières et le consulting d'entreprises.
Semlex Europe est une société belge, reconnue à travers le monde pour son système d’identification et d’authentification par la biométrie. Elle est la première à proposer ce type de service en Afrique.
Comment cette petite société belge, indépendante, s'est-elle transformée en une entreprise d'envergure
internationale? C'est ce que nous allons découvrir ici.
Tout d’abord, la société Semlex Europe fut fondée par son directeur général actuel, Albert
Karaziwan, animé par la certitude que le monde actuel peut être d'avantage sécurisé. Pour
ce faire, il est important que les documents d’identité et de voyage puissent bénéficier d’une
plus grande fiabilité. En 1992, nombre de ces documents étaient facilement falsifiables.
Comme solution, l'entrepreneur crée Semlex Europe, qui propose d'identifier les personnes à l’aide de la biométrie,permettantde sécuriser les documents et de créer une base de données regroupant les informations biométriques. De cette manière, l’identité du voyageur ou la véracité d’un document peuvent être facilement vérifiées grâce au système conçu par l’entreprise qui établit une comparaison entre les différentes empreintes digitales.
L'objectif fondamental de Semlex est de renforcer le niveau de sécurité des citoyens au niveau national. Ce système permettrait donc de surpasser les méthodes habituelles de sécurité. La création de l’entreprise débute en 1992 par la mise en place de la biométrie. Semlex Europe se lance alors sur le marché africain pour répondre à un taux considérable de fraudes à l’identité.
Semlex introduit la biométrie en Afrique avec la première carte professionnelle biométrique pour le Tchad, réalisée en 2001, suivie par la première carte d’identité biométrique.
Lors du projet au Tchad, Semlex a fait preuve de professionnalisme et de fiabilité, ce qui a permis à la société de signer d’autres contrats avec des pays africains.
L’entreprise belge a ainsi entamé ses premiers projets en Guinée-Bisseau, au Gabon et à Madagascar. En 2014, la société a acquis une entreprise lituanienne, une imprimerie spécialisée dans l’impression fiduciaire.
Aujourd’hui, Semlex mène deux projets importants au Mozambique et en République Démocratique du Congo. Au Mozambique, la société poursuit le projet (commencé en 2009) et suit le processus depuis la fabrication et la personnalisation des documents jusqu’à ce qu’ils soient attribués à la population. Pour ce faire, l’entreprise travaille en collaboration étroite avec les gouvernements.
De nombreux projets de Semlex Europe sont menés en Afrique, mais l’entreprise a également conclu des contrats avec certains pays européens: Irlande, Géorgie, Luxembourg, Lituanie, etc.
Pour conclure, nous avons pu observer que la société mène de multiples projets sur les continents africain et européen.
Entretien
avec Albert Karaziwan, directeur général de la société Semlex.
Le
passeport biométrique a fait son apparition en République Démocratique du Congo
en janvier 2016. Les agents de l’État congolais travaillent avec la société Semlex, spécialisée dans la production
de documents d’identités biométriques. Le directeur de la société, Albert Karaziwan, est un entrepreneur
belge passionné par les nouvelles technologies. Il nous explique en 8 points ce
qu’il faut savoir sur le nouveau passeport congolais.
1.Pourquoi
utiliser la biométrie dans un passeport ?
Pour le
sécuriser d’avantage. Parce que l’utilisation de la biométrie, dans ce cas la
reconnaissance des empreintes digitales, prévient considérablement toute
tentative d’usurpation d’identité. Comme chacun sait, nos empreintes digitales
sont uniques, nous dit Albert Karaziwan.
Imaginez
qu’un individu dérobe votre passeport. S’il vous ressemble à peu près
physiquement et à l’air d’avoir le même âge, il pourrait utiliser ce passeport
et voyager sans problème avec votre document d’identité. Seulement si la
biométrie entre en jeu, ce n’est plus possible. Lorsque la puce du passeport
sera lue lors d’un contrôle (à la frontière, à l’aéroport,…), on pourra
directement voir que les empreintes enregistrées dans le document ne
correspondent pas à celles du prétendu propriétaire. Cela empêche par ailleurs les
« doubles identités » : une personne ne peut se présenter
plusieurs fois sous différents noms, car ses empreintes seront reconnues lors
de l’identification. C’est pour ces raisons que Semlex propose d’intégrer la biométrie aux sécurités du
passeport : avec les empreintes digitales, on est sûr de l’identité du
détenteur du document.
2.Combien de temps le passeport congolais
est-il valable ?
Le
nouveau passeport de la République Démocratique du Congo sera valable 5 ans.
3.Dans quels pays permet-il de
voyager ?
Le
passeport est reconnu internationalement, il permet donc de voyager partout
dans le monde.
4.Le
passeport est-il déjà disponible ?
Tout à
fait, il est disponible depuis décembre 2015.
5.Où peut-on demander un
passeport ?
Il est
possible de faire la demande d’un passeport à Kinshasa, ainsi qu’auprès de l’un
des 26 centres provinciaux créés à cet effet en République Démocratique du
Congo. En dehors du territoire, les différentes Ambassades de la RDC sont
actuellement en train d’être équipées de stations d’enregistrement biométrique
pour les congolais se trouvant à l’étranger qui désirent se procurer un
passeport, et les fonctionnaires des Ambassades sont formés aux procédés d'enrôlement par les ingénieurs de Semlex (à ce propos, voir l'article "Affaires étrangères: la RDC accélère la mise en circulation du nouveau passeport biométrique à puce électronique")
6.Quelles sont les caractéristiques
de ce nouveau passeport ?
Le
passeport congolais est à présent biométrique
et électronique. Concrètement, il est doté d’une puce électronique
reprenant les informations imprimées sur le document, auxquelles sont ajoutées
les empreintes digitales (caractéristique biométrique) du voyageur.
7.Comment Semlexs’est-il démarqué pour la production
du passeport de la RDC ?
Le groupe
Semlex est un acteur important en
Afrique depuis qu’il a développé le premier passeport biométrique sur le
continent, nous explique Albert
Karaziwan. La société aussi a développé un système unique d’identification
et d’authentification des documents de voyages. De plus, sa longue expérience
en Afrique lui a permis de fonder une réputation solide sur le continent. En
choisissant Semlex, l’État sait qu’il
travaille avec un expert pour la production de ses documents d’identités
nationaux, disponible tout au long du projet et à l’écoute de ses besoins.
8.Le passeport est-il conforme aux
normes internationales ?
Le
passeport congolais est effectivement conforme aux normes internationales
(INTERGRAF et ICAO), et est donc reconnu internationalement.
La biométrie est installée depuis plusieurs années en Europe, en Asie et aux États-Unis. L'Afrique n'a rien à envier à ses voisins puisqu'elle compte de nombreux pays équipés de documents d'identité biométriques.
Depuis maintenant plusieurs années, une société est largement installée en Afrique : Semlex. J'ai donc voulu en savoir un peu plus sur cette société.
Tout d'abord je vous conseille ce film -je vous ai mis ici la version courte, mais il existe aussi une version longue sur youtube- qui explique bien le travail de la société Semlex et les différentes applications de la biométrie:
Semlexest une entreprise située à Bruxelles, fondée par Albert Karaziwan, un entrepreneur belge actif à la fois dans l'immobilier et les nouvelles technologies. La société Semlex est spécialisée dans les systèmes d'identification biométriques et a déjà produit des passeports pour de nombreux pays africains comme le Mozambique, le Gabon, les Comores, la Guinée-Bissau ou encore Madagascar, où le passeport électronique et biométrique vient tout juste d'être mis en vigueur, mais est aussi active en Europe puisqu'elle a acquit une société d'impression fiduciaire en Lituanie.
Ses pays disposent aussi de permis de conduire biométriques, de cartes d'étudiants, des cartes biométriques d'ancien combattants et de fonctionnaires, proposés par le groupe Semlex. Finalement, la société Semlex a surtout fait ses preuves dans le domaine de la sécurité, en utilisant des systèmes de sécurité tels que le système d'AFIS Criminel (système d'identification d'empreintes digitales). Son pdg, Mr Albert Karaziwan, met un point d'honneur à la participation annuelle de la société Semlex àl'Assemblée Générale d'Interpol,impliquée dans la lutte contre le crime organisé. Les chefs de police des pays membres se réunissent ainsi chaque année afin de trouver des solutions contre les nouvelles formes de criminalité, comme par exemple les cyberfraudes.
Participants à l'Assemblée Générale d'Interpol, Carthagène des Indes, 2014
Si vous voulez en savoir plus sur le fonctionnement de la biométrie, de la prise d'empreintes digitales à la réalisation de documents d'identités, vous pouvez visionner la vidéo expliquant le travail de la société Semlex aux Comores.
Personnellement, j'ai trouvé que le plus intéressant avec la biométrie est le fait qu'elle rende impossible toute falsification des documents... puisque nos empreintes digitales sont uniques. Néanmoins des faussaires ont trouvé des moyens de falsifier les systèmes biométriques actuels -par exemple en fabriquant des copies en silicone des empreintes, avec la complicité du propriétaire desdites empreintes. Il est donc conseillé de coupler la biométrie avec d'autres systèmes d'authentification sécurisés, comme l'utilisation de la carte à puce, ce que de nombreuses sociétés comme Semlex ont choisi de faire.
On sait que plusieurs pays africains utilisent déjà la biométrie, qu'en est-il du reste du monde?
Le Royaume de Belgique, par exemple, répond désormais aux nouvelles exigences de l'Union Européenne et a ainsi introduit le passeport biométrique en 2014. De nombreux pays d'Europe, d'Asie et d'Amérique sont également sécurisés par la biométrie (vous pouvez d'ailleurs vérifier si votre passeport est biométrique ainsi que son "score de mobilité" sur le site "Passport Index").
Plus largement, des visas biométriques pour circuler dans l'espace Schengen sont déjà produits dans cinq régions du monde -Afrique du Nord, Proche-Orient, Etats du Golfe, centre-ouest Afrique et sud-est de l'Afrique- et sont prévus prochainement pour l'Amérique du Sud (5 septembre 2013) et en Asie du sud-est.
Si comme moi vous vous intéressez à la biométrie, voici un site très complet d'actualités sur la biométrie dans le monde (sociétés concernées, nouvelles, événements et offres d'emplois): Biometric Update.com.
30 Janvier 2014- Interview: La biométrie, au cœur du Groupe Semlex.
J'ai eu la chance d'interviewer l'un des membres du groupe Semlex, Mr Hajjar, ingénieur commercial chez Semlex depuis 2003. Celui-ci m'a expliqué la place de la société Semlex sur le marché de la biométrie, le fonctionnement de la biométrie et son utilité pour la sécurité de nos documents d'identité, ainsi que les projets actuels du groupe Semlex en Afrique et dans le monde.
Une valise d'enregistrement d'identité Semlex, avec un lecteur d'empreintes digitales (en vert)- Avec les données recueillies, la société peut, en collaboration avec l'Etat, produire tout document d'identité biométrique et/ou électronique nécessaire.
E.Figaro : Comment la société Semlex se
différencie-t-elle de ses concurrents sur le marché des systèmes d'identification biométrique?
R.Hajjar : De plusieurs manières. Tout d’abord il est important pour nous de suivre les projets sur place de A à Z. Nous proposons des solutions générales qui vont de la conception et de l’analyse du projet jusqu’à la livraison du système complet. La maintenance du système et la production continue des documents d'identité sont rendues possibles grâce à l’ouverture de bureaux et à la présence de nos techniciens sur place. Cette implication nous permet de répondre au mieux aux attentes du client.
E.F : Qu’est-ce que le "Biometric Network System" (BNS) mis en place par Semlex ? Comment renforce-t-il la sécurité des documents officiels ?
R.H. : Le BNS, c’est la suite logicielle qu’on utilise aujourd’hui, c’est-à-dire Biometric Network System, un système en
réseau de biométrie. C’est un terme qu’on a choisi pour décrire une architecture centralisée avec un serveur national à l’intérieur duquel chaque individu possède un numéro d’identification unique qui
va le suivre toute sa vie. À partir de ce numéro, différents documents pourront être produits : donc la personne pourra
faire faire sa carte d’identité, son passeport, bref tout les documents dont elle a besoin, tout simplement par la
reconnaissance de ses empreintes digitales et de ses informations personnelles.
Aujourd’hui, on est en train de passer à la nouvelle génération de logiciels, le « Web AFIS » (Automated
Fingerprints Identification System), qui utilise les empreintes digitales.
"(...) chaque individu possède un numéro d’identification unique qui va le suivre toute sa vie. À partir de ce numéro, différents documents pourront être produits."
E.F. : En quoi le système AFIS se
différencie-t-il du système précédent, le BNS ?
R.H. : Il est plus complet. Il nous
permettra de nous adapter d’avantage à chaque service, à
un projet en particulier. Il est modulable. En fait le BNS est trop fermé,
c’est quand même une solution lourde et c’est difficile de l’adapter par rapport
aux besoins de chaque pays. On le fait mais ça prend du temps et c’est
compliqué, c’est beaucoup de travail pour la technique. Donc ce qu’on est en
train de faire c’est vraiment recréer tout un logiciel avec des
nouvelles technologies, de nouvelles techniques d’écriture beaucoup
plus facile à manier. Le but est de rendre le système plus simple et surtout plus efficace.
E.F. : Outre les pays où vous êtes déjà
présents, où se situent vos derniers projets en date ?
R.H. : Au Mozambique. C’est plus qu’un
simple projet, c’est un programme qu’on a mis en place en partenariat avec le
gouvernement du Mozambique. C’est un contrat général qu’on a eu avec l’État
pour la fourniture d’un système global d’identification. Ce système global
inclut la création d’un numéro unique : chaque personne qui va être
introduite dans notre système va avoir une création de dossier avec un numéro
dans lequel sera accrémenté le numéro de sa province, de son district, et puis
après son numéro unique d'identification. De ce numéro-là, la carte d’identité
biométrique est éditée et ensuite le passeport peut être produit par simple présentation de sa
carte d’identité. À côté de ça, on s’est occupé aussi du service de la
migration au Mozambique, qui est un deuxième projet attaché puisque on a mis
une relation entre la base des étrangers et la base des cartes d’identité pour
vérifier qu’il n’y ai pas de tentatives d’étrangers qui essaient d’avoir la
carte d’identité illégalement. Nous faisons ainsi, en plus de la carte d’identité et du passeport,
la carte de séjour pour étrangers, biométrique elle aussi, et nous avons créé un système
de délivrance de visas qui est délivré à l’aéroport. On a aussi mis en
place un système de contrôle aux frontières pour les entrées et sorties. Cela
consiste en un système qui permet de lire les documents mozambicains et
étrangers, enregistrer le passage des personnes par la prise des empreintes et
de la photo.
"Dans tous nos projets, il est important pour nous de transmettre un savoir-faire, de former le personnel."
E.F : Avez-vous déjà utilisé le contrôle
aux frontières dans d’autres pays ?
R.H. : Oui, on l’utilise aux Comores, où
on vient de le mettre en place. Le premier système de contrôle aux frontières
que l’on avait mis en place, c’était au Gabon. Celui qu’on a là aujourd’hui (au Mozambique) a des fonctionnalités
importantes qui s'occupe de l’enregistrement de toutes les personnes, la remontée de
dossiers des passages qui ont déjà été faits, par exemple si tu rentres une
fois, on t’enregistre une fois et si tu reviens, même si tu utilises un autre
passeport, on va te reconnaître par rapport à des comparaisons sur ton nom, sur
ton empreinte digitale, sur plusieurs informations qui vont nous permettre de
retrouver ton dossier. Parce que sinon c’est trop facile, tu passes une fois
avec un passeport, puis avec un autre et donc on ne voit pas ton historique ni
ce que tu as fait dans le pays. On a aussi mis en place une liste noire, on
appelle ça « Watch list » en anglais, avec les personnes recherchées,
qui peut être soit par l’empreinte digitale, soit par la photo, soit par le
numéro de passeport des passeports volés, toutes ces choses-là. (Ndlr: La
« Black list » est une liste de personnes interdites /
« Watch list » est une liste de personnes recherchées).
Un exemple de contrôle automatisé aux frontières (Source: aéroportsdeparis)
E.F : Quels sont les financements
proposés par Semlex ?
R.H : Nous avons un « business model »
qui est un peu différent des autres sociétés, c’est-à-dire qu’on ne cherche pas uniquement à vendre une solution. Notre
idée est qu'étant donné que nous vendons des systèmes qui sont compliqués à gérer, pour que ça
marche il faut accompagner le projet de A à Z, du début à la fin. On propose au
gouvernement des projets sur 10 ans, 5 ans, avec non seulement l’assurance pour
eux d’avoir du matériel qui fonctionne sur tout la durée du projet mais
surtout, en général on propose de financer les projets, les investissements.
Donc l’État ne met pas un rond dans l’investissement qui est fait et nous on
récupère mensuellement par rapport à la production. Nous faisons tout, c’est pour ça
que c’est plus cher qu’une vente, il y a un risque beaucoup plus important pour
nous parce que ce sont des pays à risque, qui ne sont pas forcément
toujours stables. Même si en général nous faisons attention, il y a
toujours un risque lorsqu'on avance de l’argent. C’est comme si tu prêtais de l’argent à l’État, c’est comme si on faisait un prêt. …
C’est pour cela qu'aujourd’hui on ne se compare pas à ceux qui se mettent en avant en disant « nous on le fait moins cher ». Ce qui compte pour nous ce n'est pas seulement le prix, c'est le résultat.
E.F : Installez-vous du personnel dans les pays où vous travaillez?
R.H : Il y a deux types de personnel. Il
y a d’abord les opérateurs de l’État, donc les gens qui sont déjà dans les
services en question de l’État. Ces gens-là sont payés par l’État, et nous les formons à utiliser notre matériel. Il
y a ensuite du personnel de Semlex travaillant sur place dans les différents
pays. Par exemple au Mozambique, il y a 25 employés de Semlex, dont 4 expatriés
de Belgique et de France. Au Mozambique qui est un grand pays -3000 km de
long-, on a beaucoup de missions et nous devons assurer la maintenance des
services (« parc » de 500 machines à travers les 11
provinces mozambicaines).
E.F : Créez-vous également de l’emploi sur place ?
R.H. : Oui,
surtout au Mozambique, qui est actuellement notre projet le plus important.
Dans tous nos projets, il est important pour nous de transmettre un
savoir-faire, de former le personnel.
Journaliste: E. Figaro
Interviewé: Ing. commercial Ralph Hajjar, Semlex Group.